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[TEST] Solstice Chronicles : MIA

Solstice Chnronicles

Armé de votre plus beau fusil et doté d’une armure faisant le double de votre poids, vous devrez faire preuve de courage pour affronter une myriade de monstres prêt à vous déchiqueter jusqu’à la moelle. Préparez-vous, votre séjour sur la planète Mars risque d’être sanglant…

Ding-Doom

Conscient que les habitants de la Terre vont bientôt se transformer en mutants incontrôlables à cause d’un virus, une société décide de coloniser Mars pour y préparer l’avenir de l’humanité. Avenir pas très folichon puisque que vous êtes sur le point de connaître la guerre civile. Divisé entre ceux qui manigancent dans l’ombre et ceux qui veulent lutter contre le virus pour récupérer cette chère planète bleue. Envoyé sur une colonie, vous devrez éliminer un flot d’humains infectés pour espérer pouvoir y voir plus clair… Car oui, le sang ça tache.

solstice chroniclesAvec un scénario « catastrophe », on prend plaisir à suivre la trame scénaristique sans trop jamais se soucier de l’avenir de notre personnage. A vrai dire, l’intérêt du jeu ne se trouve pas vraiment dans la narration mais plutôt dans ses mécaniques de gameplay et ses idées visuelles. « Solstice Chronicle » respecte à la lettre l’ambiance et les caractéristiques graphiques du jeu horrifique. Comme pour un pot de confiture de chez grand-mère, on y retrouve tout ce qu’on aime : « Doom » pour ses décors et ses monstres, « Alien » avec l’utilisation des œufs verts, « Diablo » dans la progression du personnage… Ressemblant d’avantage à un fourre-tout qu’à un vrai pari artistique, le level design et l’univers du jeu vous donnera certainement l’impression de déjà-vu sans jamais vous transcender. La preuve, l’affiche du jeu rappellera pour la plupart une des images promotionnelles du dernier Doom. Néanmoins, le petit studio de Croatie( Ironward) arrive, à la fois, à respecter ces univers pour les assembler et enfin à développer un ensemble homogène. De plus, savoir faire la différence entre « simple copié-collé » et hommage est important pour pouvoir profiter pleinement de l’univers du jeu.

Il existe un mode 2 joueurs donnant la possibilité à un de vos amis de massacrer encore plus de mutants en votre compagnie. Ceci faisant grossir la durée de vie du jeu qui est tout à fait acceptable pour le prix proposé.

Mars Attack !

Adoptant le style du Twin Stick Control (un joystick pour contrôler le personnage et l’autre pour la visée de votre arme) vous aurez une vue dégagée sur les niveaux ouverts vous permettant ainsi d’anticiper facilement les ennemis qui se mettront à vos trousses. Bonne initiative sachant que le nombre de mutants qui apparaîtra à l’écran ne cessera d’augmenter au fur et à mesure que vous avancerez dans l’histoire. Du plus petit mutant ressemblant aux créatures larvaires dans « Alien » aux boss sanguinolents et imposants qui semblent tout droit sortis de vos pires cauchemars. Vous devrez user de différentes armes récupérées durant votre aventure pour pouvoir vous sortir de certaines situations en un seul morceau. Mini-gun, fusil d’assaut, gatling et bien d’autres vous donnent la possibilité d’adapter votre façon de jouer permettant de vous débarrasser plus facilement ou non de vos ennemis. Ennemis pour la plupart coriaces qui pourront être calcinés par des éléments du décor développant une interaction agréable avec la plupart des niveaux que vous traverserez.

Durant toute votre aventure, une barre de danger est mise en place pour nous prévenir de l’abondance d’ennemis dans une zone. Si la barre se remplit à son maximum, le danger est alors à son paroxysme et vous devrez mitrailler jusqu’à ce que la situation se calme. Système sympathique qui nous oblige à nous préparer avant chaque combat pour déployer nos grenades ou autres explosifs. En plus de vos armes que vous pouvez sélectionner à chaque début de niveau, vous avez à votre disposition un arbre de compétence classé en 3 parties bien distinctes (class, général, drone). Là ou le titre d’Ironward se démarque d’avantage, c’est dans son système de classe. Que ce soit Assault, Terminator, Demolition ou bien Hellfire, chaque classes connaît ses faiblesses et vous obligera à tirer parti des situations. Néanmoins, la montée en puissance de votre héros ne se fait pas tellement ressentir au cours de la dizaine de niveaux proposés, due à une difficulté perverse qui arrive bien assez tôt dans le jeu. En effet la courbe de progression n’est pas aussi jouissive que l’on aurait pu l’espérer. Les seules différences à noter sont que votre armure changera en fonction de vos choix sur l’arbre de compétence et de votre spécialisation sans apporter une réelle innovation dans les mécaniques de gameplay. Il aurait été réjouissant que chaque classe apporte de nouvelles capacités excitantes et dévastatrices.

Un ami qui vous veut du bien

Lors de votre périple, votre soldat est accompagné d’un drone du nom de Saffron qui, durant les combats, s’avérera bien utile pour déchiqueter et exploser les mutants de la colonie. Avec plusieurs fonctions plus qu’intéressantes, ce petit drone permet de vous régénérer à 3 reprises avant de succomber et perdre la vie. Après un temps de rechargement avant chaque utilisation, Saffron usera de ses capacités pour vous permettre de récupérer des armes, des munitions ou encore de lancer un bouclier vous protégeant des nombreux assauts qui vous attendent. Très intéressant dans son utilisation, le drone apporte un réel soutien lors des phases de combats créant un aspect nécessaire dans son utilisation quand les situations paraissent inextricables.

De plus, il est fortement recommandé de jouer à la manette pour pouvoir profiter pleinement du titre et ainsi user plus facilement de votre artillerie en alternant avec les fonctions de votre petit am

Solstice Chronicle : MIA séduit par ses nombreuses idées de gameplay qui arrive à le démarquer d’une certaine concurrence. Doté de mécaniques très intéressantes, tout au long de l’aventure, il ne parvient cependant pas à développer un univers suffisamment riche qui saura marquer les joueurs. Il n’est en rien désagréable de parcourir les niveaux oppressants et glauques du titre mais une certaine redondance due au système de classe touche le joueur dès son entrée dans cette expérience sanglante sur le sol de Mars.

 

Loïc Cassou
Rédigé par
Né avec une manette dans les mains et bercé par Nintendo et son « Super Mario All Stars », nul surprise quand j'affirme que les jeux vidéo me passionnent plus particulièrement ceux de l'archipel japonais.

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